La vie dans les petites villes

Les premiers migrants chinois qui ont traversé le Pacifique ont touché la terre à des grandes villes portuaires comme San Francisco, Victoria, et Vancouver, mais après leur arrivée ils ont continué à voyager à des régions rurales et des petites villes à travers l’Amérique du Nord. Souvent, ils ont prit les mêmes chemins de fer qu’ils ont aidé à bâtir, passant des migrants Européens et les colonisateurs qui voyageaient vers l’ouest. Ils sont devenus des travailleurs dans les mines, les abattages, la pêche, l’agriculture, et les industries de transformation, mais plusieurs ont aussi ouvert leurs propres entreprises – magasins, restaurants, petits cafés, blanchisseries. Même s’ils étaient souvent une petite minorité de la population, presque chaque petite ville à travers les Prairies avait des petites entreprises qui appartenaient à des Chinois et qui devenaient partie intégrante de la vie sociale canadienne. De nombreux Chinois qui possédaient des magasins et cafés se sont mariés dans des familles premières nations, révélant leurs liens étroits avec la diversité des communautés où ils vivaient. Comme les Sino-canadiens étaient aussi l’objet de la politique répandue de la suprématie blanche à la fin du 19e et au début du 20e siècle, ils ont souvent senti de l’empathie pour les Premières nations à cause des mêmes expériences de discrimination et exclusion. La vie dans les petites villes, cependant, a aussi accordé la possibilité pour des individus sino-canadiens de surmonter les préjugés et devenir accepté et même révéré comme membres précieux des communautés locales. En établissant des entreprises dans les villes rurales au cours de plusieurs années et décennies, les Sino-canadiens sont devenus partis de la structure de la société.

 Les associations communautaires chinois, qui pouvaient rassembler la communauté chinoise à l’entier, étaient aussi établies dans les petites villes, pour répondre à la discrimination et l’exclusion, pour recommander le gouvernement république en Chine (Chinese Nationalist League), ou pour rallier le soutien pour la guerre. Dès leur commencement, ces associations ont joué un rôle fondamental dans la création des liens étroits entre les Sino-canadiens, en même temps que soutenir et promouvoir la langue, l’art, et la culture chinois.

Le magasin de C.D. Hoy: Quesnel, la Colombie-Britannique

 C.D. Hoy est devenu connu dans la ville comme un marchand qui était généreux avec ses clients. Son petit fils Warren Lore, un des nombreux membres de la famille qui ont travaillé dans le magasin, a plusieurs souvenirs des clients qui discutaient leur crédit avec le comptable. Lore souvient de la générosité de Hoy à ses petits enfants : « Une des choses qu’il a fait pour son 80e anniversaire, il a donné chacun de ses petits enfants $1000, ce qui était beaucoup d’argent dans ce temps-ci. »

Après sa retraite, les clients étaient encore fidèle à Hoy et souvent rendaient visite chez son bureau. Même aujourd’hui, les clients de Hoy aiment aller à la dentiste qui se trouve maintenant dans son ancien magasin parce que ça leur rappelle des bons souvenirs.

Ses bons rapports avec les gens du coin et leur confiance pour l’un l’autre sont aussi démontrés par la gamme de photographes prise par Hoy.

La photographie de C.D. Hoy

 Un des 17 emplois qui a transformé la vie de C.D. Hoy au Canada était la photographie. Il a commencé à prendre des photos des travailleurs chinois à Quesnel pour qu’ils les envoient chez leurs familles en Chine. Il a bientôt aussi eu de bonne réputation chez les membres des Premières nations Carrier et Chilcotin, en plus que les travailleurs blanc.

Aujourd’hui, la photographie de C.D. Hoy est d’une importance capitale parce qu’il démontre la diversité des personnes qui vivaient dans les petites villes en Colombie-Britannique. Quand ces photographes étaient prises, toutefois, les photos de Hoy étaient seulement pour ses clients et les amis et famille avec qui ils partageaient leurs photos. 

« Le regard sincère dans les visages des personnes dans les portraits de Hoy, le manque de romantisme dans le cadre et l’éclairage démontre la différence entre être photographié pour l’histoire de quelqu’un d’autre et être photographié pour son propre histoire. Les Premières nations photographiées par Hoy ne sont pas vues comme des Indiens débauchés, des bons sauvages, ou des Chrétiens convertis. Ils sont des amis, des familles, des amants, et des individus » (Faith Moosang, First Son: Portraits of C.D. Hoy, 147).