Construction ferroviaire

En 1879, Noah Shakespeare, le président de l’ Association pour la Protection des Travailleurs (plus tard connue sous le nom de l'Association Anti-chinoise) organise une pétition au niveau du gouvernement fédéral, demandant que la main d’oeuvre «mongole» soit interdite dans la construction du chemin de fer Canadien Pacifique en Colombie Britannique. Andrew Onderdonk qui avait obtenu des contrats pour construire la ligne avait besoin d'au moins 10.000 travailleurs. En 1880, la population blanche de la Colombie Britannique était estimée à environ 35.000, et la plupart d'entre eux étaient déjà employés dans les activités d'exploitation minière d'or ou de charbon, dans les conserves de poisson ou dans le commerce. On estimait à pas plus de 400 hommes blancs disponibles pour être employés pour la construction du chemin de fer. Ainsi, en mai 1882 le Premier ministre John A. Macdonald déclarait au peuple de Colombie Britannique : « Si vous souhaitez le chemin de fer terminé en un temps raisonnable, il ne doit plus avoir de mesures contre la main d’oeuvre chinoise. C'est devenu à ce jour une simple question d'alternatives - soit vous acceptez cette main d’oeuvre, soit vous n’avez pas de chemin de fer. » Bien que de nombreux Canadiens blancs avaient un ressentiment profond contre les travailleurs chinois, l’échec de la réalisation du chemin de fer était impensable. En conséquence, ils ont dû choisir entre le moindre des deux «maux», et tolérer l'emploi des Chinois. À la fin de 1882, sur les 9.000 travailleurs de chemin de fer, 6.500 étaient chinois. Des centaines de travailleurs des chemins de fer chinois sont morts dans des accidents, du froid de l'hiver, de maladie et de malnutrition.