Ségrégation physique

La plupart des Occidentaux méprisaient les Chinois, et voulaient les séparer de la société d'accueil canadienne. À Victoria, Nanaimo, et Kamloops par exemple, le gouvernement municipal les confinait à vivre dans une enclave à la lisière du centre-ville, baptisé «Chinatown». C’était un lieu perçu par les Occidentaux comme occupé part des démons chinois et où les honnêtes gens n’avaient rien à y faire. En dépit de cela, les Chinois n'avaient que faire d'être séparés, car ils aimaient aussi vivre ensemble dans les une ou deux rues qu'ils appelaient "Tong Yan Gai" (la rue des Tang), où ils pouvaient pratiquer leurs coutumes et se sentir en sécurité contre des abus extérieurs. Même après la mort, les Chinois restaient séparés des Occidentaux. Le cimetière de Ross Bay à Victoria, par exemple, était divisé en 21 blocs dont le Block L était destiné aux sépultures des «Aborigènes et Mongols ». Les registres funéraires révèlent que la première personne chinoise inhumée le 18 Mars 1873 était inscrite comme «Chinois nº 1 », les suivants étant désignés comme «Chinois nº 2», «Chinois nº 3» et ainsi de suite. Les Chinois en réaction à cela construisirent un autel traditionnel dans le block L, et inscrivirent les noms des défunts en caractères chinois sur les tombeaux. Le Block L était ainsi dénommé comme le « Cimetière chinois ».