Politique d’Immigration Universelle

Le gouvernement fédéral introduit une politique d’immigration libérale le 1er octobre 1967. Elle procure à toute personne en provenance du monde entier une chance égale d’immigrer au Canada, selon leur éducation, leurs talents professionnels et d’autres critères. Les immigrants sont identifiés par leur dernier pays de résidence permanente et non par leur origine ethnique. Après 1967, des professionnels et des ouvriers qualifiés chinois de différentes régions et cultures de Chine immigrent au Canada. En 1986, la Loi sur l’Investissement au Canada incite de nombreux investisseurs et entrepreneurs hongkongais et taiwanais à immigrer grâce à un programme d'immigrants investisseurs, apportant un capital substantiel au Canada. Au début des années 1990, la plupart des immigrants hongkongais au Canada avaient des motivations politiques dûes aux incertitudes liées à la rétrocession à la Chine. Avec la désignation de Hong Kong comme Région Administrative Spéciale de Chine, moins de personnes quittaient car ils percevaient leur futur avec plus de certitude. Ainsi, de 44.169 en provenance de Hong Kong et 7.411 de Taiwan en 1994, le nombre d’ immigrés tombe respectivement à 2.857 et 3.511 en l’an 2000. Ce chiffre continuera à augmenter dans les années 2000. Par exemple, en cinq ans de 2001 à 2006, 190.000 immigrants provenaient de Chine, alors que seuls 103.000 immigrants venaient de Hong Kong. Le recensement de 2006 rapportait que près de 86% des 1.346.510 Chinois du Canada vivaient dans 5 régions métropolitaines: Toronto (537.060), Vancouver (402.000), Montreal (82.665), Calgary (75.410) et Edmonton (53.670).  Aujourd’hui, moins de 40% des Chinois au Canada sont d’origine des comtés traditionnels du Delta de la Rivière des Perles, alors que 60% proviennent d’autres provinces de Chine, de Hong Kong, de Taiwan, du Vietnam ou d’autres régions du monde.