Coopération syndicale

En 1916, les ouvriers chinois dans l'industrie du bois se sont organisés dans un syndicat connue sous le nom de l'Association chinoise du travail et utilisèrent les grèves comme moyen de négocier pour obtenir un traitement similaire à celui des travailleurs blancs. La main d'œuvre blanche, qui est à l’origine du mouvement anti-chinois, commence à reconnaître progressivement le pouvoir des syndicats chinois. Certains syndicats blancs discutèrent de l'adhésion syndicale chinoise et virent des avantages à la formation d'une alliance avec les ouvriers chinois. Dans les années 1920, l’Association pour la Protection des Travailleurs Chinois, une organisation de gauche, réclamait une certaine appartenance fraternelle avec le Parti communiste du Canada. Pendant la grande dépression de 1930, l'aile gauche du mouvement ouvrier blanc exprime sa solidarité avec les Chinois, voire les travailleurs de toutes les races comme victimes communes du système capitaliste. En mars 1935, l’Association pour la Protection des Travailleurs Chinois et l’Association des ouvriers chômeurs tiennent une réunion conjointe et appellent à l'égalité dans le traitement dans l'emploi et la protection des travailleurs chinois. Fondée en 1932, la Fédération du Commonwealth Coopératif (Prédécesseur du Nouveau Parti démocratique d'aujourd'hui), travaillait sur une plate-forme légale qui prévoyait un soutien des droits des asiatiques. À la fin des années 1930, un slogan politique populaire disait : «Un vote pour le CCF est un vote aux Chinois et aux Japonais, pour qu’ils obtiennent le même droits de vote que vous avez. »